Chambre syndicale française des Négociants et Experts en Philatélie

5 questions à Claude Désarménien, Président de la F.F.A.P., Commissaire exécutif du salon Paris-Philex 2018

François Farcigny : Comment se présente le Championnat de France de philatélie, organisé à l’occasion du salon Paris-Philex ?

C.D. :  Ce 91ème Championnat de France de philatélie se présente sous les meilleurs auspices. Le nombre de compétiteurs inscrits à cette compétition est stable par rapport aux années précédentes ce qui est un bon signe de vitalité.

F.F. :  Comment a évolué la compétition depuis une dizaine d’années ?

C.D. :  Ce qui a prédominé est la recherche perpétuelle de l’ouverture dans les règlements qui gèrent la compétition. Rendre les règles moins rigoureuses et les assouplir est un souci permanent du bureau fédéral et des différentes commissions chargées de les gérer. De nouvelles classes se sont développées : La Classe Ouverte, la Carte Postale qui sont maintenant des classes essentielles de la Fédération. De plus, la Fédération a été moteur au niveau de la Fédération Européenne et de la Fédération Internationale pour faire avancer et imposer ces classes au niveau international.

Deux classes nouvelles sont arrivées, démontrant le désir d’ouverture de la Fédération vers de nouveaux collectionneurs. Il s’agit de la classe Erinnophilie (la collection des vignettes non postales) et la Classe Timbre à Date Evénementiels qui permet l’utilisation des cachets premiers jours et des bureaux temporaires.

A cela, il faut ajouter la présence à Paris-Philex 2018 de la Monnaie de Paris qui marquera l’ouverture de la numismatique, activité présente dans nombre de nos associations et qui souffre d’un manque d’organisation au niveau associatif.

F.F. : Qu’en est-il à l’international ? Où se situe la France ?

C.D. : La France est toujours en pointe de la philatélie internationale. Le fait d’avoir comme cice-président de la FIP Bernard Jimenez qui est aussi le vice-président de la Fédération est un plus et une reconnaissance indéniable. En 2017, la France a remporté le Grand Prix Jeunesse lors de l’exposition mondiale de Bandung avec la collection traditionnelle de Tanguy Pron. Lors des différentes compétitions internationales auxquelles la Fédération participe, nombre de collections ont obtenu des médailles supérieures au niveau Vermeil. Depuis quelques années, la Fédération s’est aussi efforcée de faire monter au niveau international des jurés nationaux.

F.F. : La Fête du Timbre a eu 80 ans cette année. Les associations participantes ont-elles observé une nouvelle dynamique avec le thème de l’automobile ?

Le choix du sujet retenu par Phil@poste est particulièrement judicieux et motivant pour les organisateurs de cette manifestation. Nous avons fêté cette année le quatre-vingtième anniversaire de sa création, ce qui est un gage de longévité. Ce sujet marquera sans aucun doute la relance de l’événement et apportera une nouvelle dynamique. C’était le but recherché.

F.F. :  La philatélie est en pleine mutation, comment la voyez-vous dans 5 ans ?

C.D. : N’en déplaise aux pessimistes qui ne manquent pas de prévoir une « mort annoncée de notre passion », la philatélie ne disparaît pas et ne disparaîtra pas. Comme d’autres activités, elle doit subir les mutations du monde qui est le nôtre et des nouvelles méthodes de communication qui sont arrivées ces vingt dernières années. A nous d’assumer ces changements en mettant en place des actions en direction des jeunes et de nos adhérents et en se mobilisant avec nos partenaires institutionnels qui sont le négoce philatélique (la CNEP) et La Poste (Phil@poste). Membres de l’Association pour le Développement de la Philatélie, nous sommes et serons en première ligne pour assumer ces changements. Ne l’oublions pas, la philatélie élitiste a toute sa place, mais sans oublier la philatélie populaire qui est le socle dur de la Fédération.

By | 2018-05-07T12:15:01+00:00 mai 4th, 2018|Blog & Actus, Toutes les actualités|0 Comments