Chambre syndicale française des Négociants et Experts en Philatélie

5 questions à Joëlle Amalfitano, chargée de mission à Phil@poste

François Farcigny : Dans quel état d’esprit abordez-vous votre dernier salon au sein de Phil@poste ?

J.A. :  Je suis sereine. Le projet Paris-Philex 2018 a été suivi en comité de projets au sein de Phil@poste sur 2017/2018, ce qui a permis de présenter toutes les étapes de la préparation du salon : Championnat de France, location des stands, animations (conférences, ateliers, expositions), présence de Phil@poste, plan de Com… et de régler les questions liées aux partenaires, aux différents budgets.  Et j’ai pu humblement transmettre mes acquis sur ce type de projet.

F.F. : Depuis votre arrivée au SNTP en janvier 1991 jusqu’à aujourd’hui à Phil@poste, quel regard portez-vous sur l’évolution de l’offre philatélique ?

J.A. : Une évolution positive de l’offre philatélique, eu égard au déclin du nombre de collectionneurs. Les créations philatéliques qui m’ont le plus marquée et qui ont répondu aux attentes des collectionneurs sont le Livre des Timbres et le timbre personnalisé pour les particuliers et les entreprises. Quant aux timbres, la série Cœur a apporté un nouveau souffle en répondant à la fois aux collectionneurs qui souhaitaient des émissions qui fassent connaître leur passion au grand public et aux Français qui avaient besoin d’affranchir leur courrier avec des timbres porteurs d’un message d’amour pour les mariages, la Saint-Valentin…

F.F. : Dans vos diverses fonctions au fil des années, quel est votre plus beau souvenir ?

J.A. : Il y a tellement de beaux souvenirs en tant que DIRCOM : ma découverte de l’Imprimerie de La Poste et de ses savoir-faire, notamment le procédé d’impression taille-douce avec les poinçons, la presse à bras… ; les contacts avec les artistes du timbre, les graveurs comme Marie-Noëlle Goffin, André Lavergne ou Elsa Catelin ; les Premier Jour des timbres Cœur avec des couturiers comme Maurizio Galante et son défilé de mode ; les échanges avec les grandes entreprises comme le CNES, Saint-Gobain… et les agences événementielles Lever de Rideau ou Alice Evénements. Et mes années de directrice du Service philatélique ont été très riches et synonymes  d’échanges amicaux et passionnés avec les abonnés et les clients du Catalogue . Comme commissaire général des salons, travailler avec les partenaires de la FFAP et de la CNEP a toujours été passionnant. Tous mes interlocuteurs étaient tournés vers le même but : réussir une grande exposition philatélique. Je me souviens avec émotion des salons Planète Timbres et de celui de 2012 avec ses 120 000 visiteurs et 60 000 scolaires !

F.F. : Regrettez-vous de ne pas avoir pu réaliser quelque chose ?

J.A : Pas vraiment. Travailler à Phil@poste a été un enrichissement permanent grâce à toutes les émissions de timbres gérées par la Com. Mes formations universitaires, Droit et Histoire, m’ont permis de toucher à beaucoup de domaines et en fait d’exercer « plusieurs métiers » en gérant des partenariats et en échangeant avec des personnalités diverses.

F.F. : Quel est votre sentiment sur l’avenir du timbre en France, circulant de moins en moins sur du courrier face à l’explosion du numérique ?

J.A. : Je n’ai pas une opinion tranchée. Je pense que la collection de timbres va encore évoluer. Lorsque j’ai été jurée de classe ouverte lors des compétitions philatéliques organisées par la FFAP, j’ai vu de nombreux jeunes et des femmes qui ont investi ce secteur, et c’est porteur d’avenir. Les clubs et les négociants doivent évoluer aussi et reprocher seulement à La Poste d’émettre trop de timbres ne suffira plus !

By | 2018-05-31T15:51:49+00:00 mai 29th, 2018|Blog & Actus, Toutes les actualités|0 Comments